Moi je pense pas que, toi, tu saches ce que ça fait de se coucher tous les soirs en se disant que, dans 24heures, tout pourrait avoir changé, tout pourrait s'écrouler, et tout pourrait être fini.
t'endormir avec les couilles remontées, a baliser sans vraiment savoir ce qui peut se passer. avoir la trouille, une très grosse trouille de tapette, parce qu'en vrai, t'arrive pas à faire confiance.
tu peux avoir confiance en aucune personne de l'autre sexe. comment tu veux réussir à t'ouvrir avec tout ce que t'as subi?
comment ils veulent que tu soies heureuse, comment veulent-ils même que tu essaie, après tout ça?
il n'est pas arrivé, le jour ou tu confiera ta confiance à quelqu'un. c'est un fardeau trop personnel, trop important pour pouvoir la placer entre les mains de quelqu'un.
je suis consciente que d'avoir toujours évité ce genre de situations, et je me rappelle pourquoi, maintenant. on ne peut pas s'empêcher de penser que ça peut être différent cette fois ci, mais on se trompe et d'avoir déjà compris ça, c'est beaucoup.
tout n'est qu'une histoire de confiance. je n'ai pas confiance, et je suis torturée je crois.
j'ai un terrible besoin d'affection, physique, et je ne sais pas comment le combler. j'ai envie de lui faire payer d'avoir été comme ça, j'ai envie de le frapper d'avoir été aussi bien puis aussi mal en si peu de temps.
j'ai envie de lui faire payer son indécision, j'ai envie de lui faire payer de pas m'avoir expliqué, j'ai envie de lui faire payer parce que je n'ai pas compris, et c'est pas faute d'avoir chercher, ça c'est clair au moins.
ça, c'est moi sous l'enveloppe que je vous montre, parce qu'en vrai, jamais j'oserai vous montrer ça, venant de moi.
j'aime vous paraitre insensible, et above love. mon égo en a pris un coup. une méchante vérité dans la gueule ça te ferait du bien. t'en veux, des coups de poings dans les yeux. se cacher pour pleurer. je suis trop fière pour vous montrer ça.